Simuler l’impact d’une explosion nucléaire

Simuler l’impact d’une explosion nucléaire

Simuler l’impact d’une explosion nucléaire 1328 711 BÜNKL

La question nous est souvent posée : quel serait l’impact d’une explosion nucléaire dans une région donnée ? La réponse n’est pas simple car elle dépend de plusieurs facteurs dont la puissance, le type de bombe, la hauteur à laquelle elle explose ainsi que les conditions de vent.

Si vous vous demandez comment une explosion nucléaire affecterait votre région (et s’il est temps de songer à construire un bunker anti-atomique), le site Nukemap.org propose une carte interactive sur laquelle vous pouvez simuler l’impact d’armes nucléaires.

Initialement créé en février 2012 par Alex Wellerstein, un historien des sciences qui enseigne à l’institut de technologie Stevens, Nukemap (considérablement enrichi en 2013) propose à l’utilisateur de modéliser les conséquences d’une détonation selon le lieu, la puissance de la bombe (exprimé en kilotonnes) et une l’altitude donnée. La carte affiche alors le résultat de la simulation en tenant compte des vents dominants et des reliefs. Même si la modélisation se base uniquement sur les données déclassifiées des effets des armes nucléaires, elle permet néanmoins de visualiser le rayon d’action et l’ampleur des dégâts occasionnés (onde de choc, boule de feu, vague de chaleur, retombées radioactives… ).

La simulation ci-dessous nous montre l’impact d’une bombe 50000 kT (l’équivalent de la Tsar bomba) si elle venait à tomber sur la capitale.

Les effets de l’explosion d’une bombe nucléaire

Boule de feu

Dans une bombe à fission, la température extrême de la boule de feu équivaut à plusieurs fois celle de la surface du soleil. Dans le premier millionième de seconde après la détonation, la boule de feu qui se forme émet une grande quantité de rayons X à haute énergie. Tout ce qui se trouverait dans cette boule de feu serait instantanément vaporisé.

Onde de choc

Au fur et à mesure que la boule de feu se dilate, elle pousse l’air environnant, créant une surpression athmosphérique. Le pouvoir destructeur de cette onde de choc invisible se déplace depuis le centre de l’explosion vers l’extérieur avant de se rétracter. La pression exercée peut détruire la plupart des bâtiments, à l’exception des bunkers NRBC. Des vents dévastateurs de la force d’un ouragan accompagnent le bord de l’onde aussi appelé “front choc ». Bien que le corps humain soit capable d’encaisser des sauts de pression important, toute personne se trouvant dans cette zone serait susceptible d’être blessée ou tuée par l’effondrement de structures ou par des débris soufflés par les vents.

Vague d’intense chaleur

L’explosion produit une vague de chaleur très intense qui occasionnera des brûlures graves au troisième degré à toute personne située dans son périmètre. Les matériaux dont le point d’auto-inflammation est relativement bas (bois, textile, papier, plastique) prendraient feu. Même en dehors de cette limite, la chaleur serait encore suffisamment intense pour provoquer des brûlures au premier et deuxième degré.

Radiations

Peu de temps après la détonation, les matières nucléaires libèrent une quantité de rayonnements gamma et de neutrons. Ces particules hautement ionisantes endommagées les cellules en brisant les chaines d’ADN. Les personnes situées dans ce rayon absorberaient environ 500 rem de rayonnement, une dose puissante 800 fois supérieure à l’exposition annuelle moyenne des français. Parmi ceux qui surviveraient à la chaleur et à l’onde de choc, 50 à 90% mourront d’une mort assurément douloureuse par empoisonnement aux radiations en quelques heures à quelques semaines.

Retombées radioactives

Lors d’une explosion en surface, le champignon atomique empotent les débris irradiés dans l’atmosphère. Portés par les vents dominants, ces débris peuvent se disséminer sur de longues distances (parfois à des centaines de kilomètres) et contaminer les sols, et par ricochet toute la chaine alimentaire pendant des décennies.


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