Que signifie un bunker NRBC-E ?

Que signifie un bunker NRBC-E ?

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La guerre en Ukraine relance l’intérêt pour les abris anti-atomiques et les français redécouvrent le terme de bunker NRBC. Bien qu’aujourd’hui largement employé par les professionnels de la sécurité, le sigle NRBC (pour désigner une menace nucléaire, radiologique, biologique ou chimique), n’est pas toujours compris du grand public et les explications justes sur sa signification sont paradoxalement rares. Le quadrigramme NRBC n’a d’ailleurs pas toujours existé sous cette forme et son évolution suit celle des préoccupations stratégiques de l’occident. L’histoire nous permet, comme toujours, d’en comprendre la lente évolution.

En effet, la Première Guerre mondiale aura été le théâtre de la conception des armes chimiques dont ils furent les outils les plus puissants, non seulement de part leur redoutable efficacité à décimer les troupes de soldats, mais également parce qu’ils inspiraient la peur. Ainsi l’homme — pour qui la guerre est une source intarissable d’inventions — créa les gaz suffocants comme le Dichlore, les sternutatoires (Trihydrure d’arsenic) et les vésicants comme l’ypérite plus connu sous le nom de gaz moutarde.

La lettre “B” du sigle NBC signifiait “bactériologique”, mais son sens s’est finalement fixé sur le terme “biologique” qui regroupe aussi bien les virus que les bactéries et les toxines. Déjà prohibé dans le protocole de Genève de 1925, l’emploi de moyens de guerre chimiques et bactériologiques a été largement condamné et donna naissance en 1972 au traité international d’interdiction de leur mise au point, de leur fabrication et de leur stockage.

La fin de la Seconde Guerre mondiale aura quand à elle vu l’avènement de la menace nucléaire. Le point d’orgue de la peur de l’atome culmina dans les années 50 et 60 et livra en héritage la notion de défense civile ainsi qu’un style architectural brut et massif (le brutalisme), directement inspiré des bunkers.

Puis au début des années 80, à la faveur de la prolifération des armes de destruction massive, est venue s’ajouter au sigle la dimension balistique. Désormais, les militaires s’intéressent non seulement aux dangers NBC mais également aux vecteurs qui permettent de les propager. On voit alors apparaître le sigle NBBC pour nucléaire, biologique, balistique et chimique.

Les années 90 qui succédèrent furent marquées par la menace radiologique, corollaire de la décomposition nucléaire. Sont alors considérés comme constituant de cette menace les rayonnements gamma et neutron caractéristiques des armes nucléaires à vocation militaire, leurs cousins alpha et bêta pouvant être stoppés avec une relative facilité.

Jusqu’alors, les armes de destruction massives étaient un apanage régalien dont on ne concevait l’usage que dans le cadre de conflits ouverts entre États. Mais les attentats au gaz sarin de la secte Aum Shinrikyo au Japon (1994 et 1995) firent pleinement intégrer la potentialité d’attaques terroristes avec des bombes sales. Si tenté qu’une bombe puisse être propre, une bombe sale est par opposition un dispositif explosif artisanal destiné à disséminer dans l’atmosphère des radionucléides (le plus souvent du Césium) provenant des hôpitaux, cabinets médicaux privés…

Devant l’éventualité qu’un telle bombe puisse être fabriquée par des groupes non étatiques, les spécialistes commencèrent à parler de menace nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). La dimension balistique disparaît de l’acronyme et on notera qu’il ne fait toujours pas référence à l’onde électromagnétique pulsée (IEM) qui est pourtant un effet important de l’explosion nucléaire et une composante essentielle de la dissuasion.

Enfin, les attentats du 11 septembre 2001, relancèrent l’évolution du sigle caractérisant les armes de destruction massive. Selon les conclusions officielles, si les avions ont bien ébranlés les structures métalliques des tours jumelles, c’est le dégagement de chaleur résultant de la combustion du kérosène qui est responsable de leur dislocation. C’est après ces attentats parmi les plus meurtriers jamais perpétrés (près de 3000 morts) et la prise en compte globale de la menace terroriste par la puissance américaine, que les spécialistes commencèrent à parler de menace nucléaire, radiologique, biologique, chimique et explosive (NRBC-E).

Un bunker NRBC-E sera donc un ouvrage dont la conception technique et les équipements vous protégerons des menaces nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques et explosives.


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